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	<title>Réalités Hypnotiques &#187; Accompagnement et Thérapie</title>
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	<description>Le Magazine de l&#039;Hypnose et des Neurosciences</description>
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		<title>Rassurer l’enfant intérieur</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Apr 2013 10:16:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Jean Dupré]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Accompagnement et Thérapie]]></category>
		<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[enfant intérieur]]></category>

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		<description><![CDATA[Quel est exactement le rôle d’un hypnotiseur ? Hypnotiser la personne venue le consulter ? Ou bien plutôt, lui montrer comment se dés-hypnotiser des transes de l’enfance ? Bien souvent, lorsque je reçois en consultation une personne venue pour dépasser une problématique ancienne, il s’avère que ce que la personne perçoit comme une problématique peut aussi être considérée [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3><b>Quel est exactement le rôle d’un hypnotiseur ? Hypnotiser la personne venue le consulter ? Ou bien plutôt, lui montrer comment se dés-hypnotiser des transes de l’enfance ?</b></h3>
<p>Bien souvent, lorsque je reçois en consultation une personne venue pour dépasser une problématique ancienne, il s’avère que ce que la personne perçoit comme une problématique peut aussi être considérée comme une solution archaïque, mise en place inconsciemment pour répondre à des besoins particuliers à un moment donné, et devenue limitante, obsolète.</p>
<p>Pour expliquer cela au client, j’utilise fréquemment la métaphore suivante : « <i>lorsque que nous étions enfant en bas âge, la meilleure façon que nous avions d’obtenir ce dont nous avions besoin – affection, nourriture, hygiène – était de pleurer. Chez un enfant un tel comportement n’est en rien problématique. C’est un comportement normal. Trente plus tard, un adulte qui n’aurait d’autre solution que de pleurer pour attirer l’attention de son entourage sur ses besoins, est en revanche en difficulté. Il a un problème. </i>»</p>
<p>Le développement « normal » de la personnalité voudrait que nous sachions à chaque âge, créer de nouvelles manières de répondre à nos besoins.  Des solutions qui soient à la fois adaptées à nos besoins premiers (pour ne pas dire primaires), mais aussi aux attentes de notre environnement. Car nous avons également besoin de nous intégrer dans un système de relations et ne pouvons nous abstraire totalement – sauf à en faire le choix radical – des attentes et du regard d’autrui.</p>
<p>Pourtant, chacun d’entre nous, en certains domaines de nos vies, pouvons parfois avoir le sentiment de nous sentir comme coincés, condamné à répéter inlassablement tel ou tel comportement ou émotion, généralement vécu comme désagréable, faute d’avoir su créer ces nouvelles solutions.</p>
<p>Sans faire de généralisation abusive, par exemple, bien des compulsions semblent avoir été à un moment donné de la vie d’une personne, une manière de se donner à soi-même une forme de sécurité ou de compensation affective. C’est la cigarette de l’adolescent, les troubles compulsifs qui donnent un semblant d’ordre à une vie sur laquelle on a le sentiment de manquer de contrôle, l’aliment qui vient combler une sensation de vide…</p>
<p>Et l’on pourrait légitimement se demander pourquoi, dès lors que le mécanisme est reconnu et identifié, il ne serait pas facile d’adopter rapidement et facilement une autre manière de répondre à un besoin, qui de surcroît, peut avoir disparu depuis longtemps.</p>
<p>Or, malgré parfois une conscience aigue des causes d’un problème, la personne ne trouve pas toujours en elle les ressources pour changer. Et s’il suffisait pour cela  de se dés-hypnotiser des transes de l’enfance, cet âge où, faute d’expérience et d’une identité suffisamment construite pour pondérer les influences extérieures nous sommes particulièrement suggestibles.</p>
<p>Pour pousser la réflexion jusqu’à la caricature : imaginez un enfant, laissé deux minutes seul dans un caddie au supermarché pendant que sa mère part chercher quelque chose dans un autre rayon. Pour peu que d’autres éléments, comme des bruits, des cris, viennent encore dramatiser ce bref instant, pendant ces deux minutes, cet enfant, qui se sait instinctivement vulnérable en l’absence d’un parent, peut être confronté à une très violente angoisse d’abandon ou de mort. Plus tard, par exemple dans chaque situation où il se sentira seul ou abandonné, cet enfant devenu adulte, pourra être étreint par la même angoisse violente, alors même que les éléments objectifs de risque ont disparu.</p>
<p>Sans doute, la plupart du temps, la répétition du traumatisme est-elle nécessaire pour installer durablement un comportement. Mais une seule expérience, vécue à un très fort niveau d’intensité émotionnelle, est susceptible de laisser dans le psychisme une trace suffisamment profonde pour ancrer une réaction durable. C’est le plus souvent le mécanisme même des phobies simples.</p>
<p>Ce mécanisme est d’ailleurs à l’œuvre même à l’âge adulte, pour peu que l’expérience traumatique soit suffisamment intense pour faire perdre le contrôle à notre cerveau rationnel, mis en incapacité d’avoir recours à son répertoire habituel de ressources.</p>
<p>Ce que j’ai pu constater c’est que, bien souvent, une intervention hypnotique simple permet de remettre en mouvement la capacité de l’individu à créer de nouvelles possibilités : ce que l’on appelle « la redirection d’histoire de vie ».</p>
<p>De manière schématique, l’objet de ce protocole est de permettre au consultant de revisiter, en tant qu’adulte, dans un état de forte sécurité émotionnelle, un ou des événements traumatisants, en position dissociée d’observateur. Donc, sans l’intensité bouleversante du moment traumatique.</p>
<p>Depuis cette position l’adulte observe l’enfant ou le moi passé et lui adresse mentalement tout ce que ce dernier aurait eu besoin de recevoir et de savoir à ce moment traumatique, ou un peu avant, pour pouvoir vivre l’instant de manière plus neutre, plus rassurante émotionnellement… et donc… de pouvoir envisager d’autres réactions à cet événement.</p>
<p>Cela paraît si simple que cela en est presque irréel : le simple fait d’avoir symboliquement, métaphoriquement, rassuré la personne que l’on était au moment où a été créé un automatisme, une réaction inconsciente, permet le plus souvent instantanément de réagir différemment à un stimulus de même ordre.</p>
<p>Comment un tel changement est-il possible ? Avançons une hypothèse : et si, par ce protocole nous ne faisions que créer dans le passé, de manière imaginaire, les deux conditions que Carl Rogers définissait comme nécessaires à l’expression de la créativité inhérente à chacun &#8211; un sentiment concomitant de sécurité et de liberté ?</p>
<p>Nous savons qu’à un niveau inconscient, la différence perçue entre réalité et imaginaire est ténue. Qu’il nous suffit d’imaginer un événement redouté à venir pour ressentir du stress par anticipations ; ou de nous remémorer un moment agréable pour en retrouver les émotions.</p>
<p>Recréer un sentiment de sécurité au niveau d’une empreinte émotionnelle du passé, permettrait alors à la personne de retrouver la créativité nécessaire à la création de nouvelles réactions inconscientes</p>
<p>Bien sûr, il est possible que ces nouvelles réactions ne soient pas plus appropriées que les anciennes. Parfois, elles n’apporteront pas exactement la même satisfaction aux besoins originels. Parfois les différences ne seront pas toutes immédiatement perceptibles. Mais dans un jeu renouvelé d’essais et d’erreurs, à partir du moment où la personne recouvre une plus grande flexibilité, une plus grande capacité à créer de nouvelles réactions, quelque chose de la problématique, de sa rigidité, est déjà dépassé, laissant ainsi la personne à même de se confronter avec plus de liberté aux inévitables épreuves et défis de la vie…</p>
<p>Et si nous apprenions à rassurer et encourager cette part d’enfance en nous, à chaque instant de notre vie ?</p>
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		<title>L&#8217;hypnose&#8230; Mais sans le soufre</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Mar 2013 14:17:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Jean Dupré]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Accompagnement et Thérapie]]></category>
		<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[edito]]></category>
		<category><![CDATA[hypnose]]></category>
		<category><![CDATA[pédagogie]]></category>

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		<description><![CDATA[Pourquoi un magazine en ligne sur l’hypnose ? Certainement parce que la pratique de l’hypnose est une passion qui anime notre équipe éditoriale. Mais aussi et surtout parce que l’hypnose nous paraît encore souffrir &#8211; malgré les nombreuses recherches scientifiques de ces dernières décennies et la reconnaissance croissante de son efficacité -  d’une image aussi désuète [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Pourquoi un magazine en ligne sur l’hypnose ?</h2>
<p>Certainement parce que la pratique de l’hypnose est une passion qui anime notre équipe éditoriale. Mais aussi et surtout parce que l’hypnose nous paraît encore souffrir &#8211; malgré les nombreuses recherches scientifiques de ces dernières décennies et la reconnaissance croissante de son efficacité -  d’une image aussi désuète qu’inappropriée.</p>
<p>Passons brièvement sur le fait que des phénomènes d’hypnose ou de transe sont rapportés à toutes les époques et dans toutes les cultures pour nous concentrer sur la manière dont elle est perçue et définie dans le monde occidental depuis environ trois siècles, c’est à dire, en gros, depuis le moment où elle a commencée à être un objet d’étude scientifique, au sens où nous entendons habituellement ce mot.</p>
<p>Très souvent, une fois que fut infirmée l’hypothèse de magnétisme animal, lorsqu’elle n’a pas été réduite à une manifestation hystérique, l’hypnose a été assimilée à un phénomène de sujétion de la volonté d’une personne à une autre.</p>
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<div class="pullquote prociono">Il nous semble difficilement compréhensible de continuer à enfermer l’hypnose dans une représentation aussi simpliste et caricaturale</div>
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<p>Certes la conception autoritaire de l’hypnose qui prévalait jusqu’à la fin de la première moitié du 20e siècle, favorisait une telle interprétation, que continue à entretenir la dimension spectaculaire de certaines démonstrations d’hypnose de cabaret.</p>
<p>Toutefois, un demi-siècle après les apports déterminants de <a title="Wikipedia - Milton Erickson" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Milton_Erickson" target="_blank">Milton Erickson</a> et des travaux sur l’interaction de l<a title="Ecole de Palo Alto" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_Palo_Alto" target="_blank">’école de Palo Alto</a>, il nous semble difficilement compréhensible de continuer à enfermer l’hypnose dans une représentation aussi simpliste et caricaturale. Et ce sera certainement l’un des objets fondamentaux de ce magazine que de tenter de rendre compte de l’irréductible complexité de ce phénomène appelé hypnose.</p>
<h2>Hypnose : des réalités diverses</h2>
<p>Déjà, le mot hypnose, nous semble-t-il, recouvre deux ordres de réalité distincts :</p>
<ul>
<li>d’une part  ce que l’on appellera par simplification un « état » de conscience dont la caractéristique serait, selon les définitions communément acceptées, d’être différent de « l’état normal ». Reste à définir ce que serait un état de conscience normal. Dans quel contexte, quel société, pour quelle personne ? La réponse définitive à cette question ne semble pas être à l’ordre du jour</li>
<li>d’autre part un processus relationnel permettant l’altération de cet « état » chez une personne. On est alors proche des idées d’influence, de manipulation ou simplement d’interaction. Il existerait ainsi des techniques ou un art hypnotique permettant de favoriser la modification de l’état psychique chez autrui.</li>
</ul>
<p>Mais selon quels critères objectifs un « état » psychique peut-il être qualifié d’hypnotique ?</p>
<p>La notion de suggestibilité mise en avant par <a title="Hippolyte Bernheim" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hippolyte_Bernheim" target="_blank">Hyppolyte Bernheim</a> à la fin du 19e siècle est sans doute un des critères les plus intéressants pour décrire ce que serait un état d’hypnose.</p>
<p>Sauf qu’à ce compte tout ou presque serait hypnose tant il est difficile de ne pas être suggestible ou influencé par ce que se passe sans cesse autour de nous.</p>
<p>Ainsi, par exemple, sommes-nous en état d’hypnose à chaque fois qu’une personne revêtue d’une autorité (parent, dirigeant politique, chef de service, médecins, psychothérapeute…) nous communique une idée que nous faisons notre ? Lorsque nous acceptons de nous soumettre à la volonté, à l’autorité, au savoir d’autrui ? Lorsque nous nous laissons influencer par une publicité, un discours, conditionnant un vote ou un acte d’achat ?</p>
<p>Y-a-t’il des degrés de suggestibilité ? Et à partir de quand passe-t-on d’un état normal à un état de suggestibilité suffisamment accrue pour que l’on puisse l’appeler hypnose. Faut-il des yeux fermés, une catalepsie, des mouvements involontaires, l’acceptation automatique des suggestions proposées par un hypnotiseur?</p>
<p>Certaines échelles tentent d’objectiver ce phénomène. Mais à ce jour, avouons-le, la diversité des comportements de chaque individu est telle qu’il nous semblerait inconséquent de prétendre y déceler une quelconque règle générale.
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<div class="pullquote prociono">La diversité des comportements de chaque individu est telle qu’il nous semblerait inconséquent de prétendre y déceler une quelconque règle générale</div>
</div>
<p>Alors, devons-nous appeler hypnose, cette hallucination qui, lorsque nous sommes face à quelqu’un que nous aimons, nous empêche de voir tout ce qui pourrait nous déranger chez cette personne et nous fait oublier, le temps d’un rendez-vous, non seulement tous nos soucis, mais même le monde environnant ?</p>
<p>Devons-nous appeler hypnose ces conditionnements et routines de pensées qui nous rendent parfois incapables d’aborder une information ou une situation sous un autre angle que celui sous lequel nous sommes habitués à la considérer ?</p>
<p>Devons-nous appeler hypnose tous ces états particuliers qui nous conduisent à accomplir certains actes de manière automatique ? Parler, marcher, conduire, ressentir une émotion particulière dans une situation donnée, agir sans avoir le sentiment de maîtriser nos actes…</p>
<p>Nous voilà donc face  à un objet infiniment plus complexe que la manière dont il est habituellement décrit.</p>
<h2>Vers une pédagogie de l&rsquo;utilisation de nos capacités psychiques</h2>
<p>Pour revenir au travail de <a title="Wikipedia Milton Erickson" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Milton_Erickson" target="_blank">Milton Erickson</a> et de son collaborateur <a title="Wikipedia Ernest Rossi" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Lawrence_Rossi" target="_blank">Ernest Rossi</a>, l’un de leurs apports essentiels, nous semble-t-il, est d’avoir caractérisé l’hypnose comme un fonctionnement naturel et commun de notre système psychique, au même titre que le rêve ou le sommeil profond. Nous n’en sommes encore qu’aux balbutiements de la compréhension de ce phénomène et de son utilité pour notre équilibre psychique, mais il nous semble que l’hypnose et la suggestibilité  peuvent également être envisagés comme le corollaire de la phénoménale capacité d’apprentissage du cerveau humain.</p>
<p>Si pour apprendre et nous développer, nous avons besoin d’être influencé, alors ce que l’on appelle suggestibilité ou hypnose est peut-être simplement un état particulier de plasticité mentale nous permettant de remettre à jours nos savoirs, qu’ils soient rationnels et objectifs, ou comportementaux et émotionnels.</p>
<p>Dans ce cas, la question qui nous anime, bien au-delà de la notion d’autorité, de sujétion ou de pouvoir, devient celle de la maîtrise et de l’utilisation de ces facultés naturelles chez chacun de nous. Et plutôt que s’interroger sur les dangers réels ou supposés de l’hypnose – qui ne sont peut-être pas si différents des dangers inhérents à toute relation &#8211; ne ferait-on pas mieux de penser l’hypnose comme une pédagogie de ces mécanismes mentaux chez chacun de nous ? Une pédagogie qui permettrait à chacun de savoir observer et modifier la manière dont nous nous parlons à nous même, dont nous créons sans cesse des images mentales de nos projets et de nos souvenirs et d’apprendre à être plus libres dans nos émotions, nos conceptions et nos comportements.</p>
<p>Alors au lieu du dyptique hypnotiseur/dominant &#8211; hypnotisé/dominé nous pourrions penser la fonction de l’hypnotiseur comme celle d’un pédagogue enseignant à l’hypnotisé l’observation et l’utilisation choisie de ses mécanismes mentaux. Afin qu’au lieu d’être prisonniers d’emprises inconscientes, chacun puisse choisir d’utiliser au mieux les extraordinaire capacités de l’esprit humain.</p>
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		<title>L&#8217;hypnotiseur, un sorcier moderne</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Mar 2013 12:16:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kevin Finel]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Accompagnement et Thérapie]]></category>
		<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[hypnologue]]></category>
		<category><![CDATA[hypnotiseur]]></category>
		<category><![CDATA[sorcier]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre monde est un monde qui se veut rationnel, dans lequel la conscience s&#8217;est vue attribuée un rôle dominant et une fonction de contrôle. Idéalement, nous serions des êtres logiques, capables de prendre des décisions et de nous construire à partir d&#8217;une analyse pragmatique, en fonction de paramètres rationnels, quantifiables. Nous devrions alors être en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Notre monde est un monde qui se veut rationnel, dans lequel la conscience s&rsquo;est vue attribuée un rôle dominant et une fonction de contrôle. Idéalement, nous serions des êtres logiques, capables de prendre des décisions et de nous construire à partir d&rsquo;une analyse pragmatique, en fonction de paramètres rationnels, quantifiables.</p>
<p>Nous devrions alors être en mesure de choisir nos comportements et nos réactions, de canaliser nos émotions et de jongler avec nos capacités, n’est-ce pas ?</p>
<p>Or, nous constatons au quotidien que ce n&rsquo;est pas le cas : notre capacité d&rsquo;action est très faible sur ces terrains.<br />
Tout cela est géré en nous à un niveau inconscient, et s&rsquo;avère difficilement accessible pour notre volonté : une personne peu rationaliser autant qu&rsquo;elle le veut une peur ou encore une attirance, décider qu&rsquo;elle est absurde ou illogique&#8230; de tels raisonnements sont balayés en un instant quand une émotion se présente.<br />
La question est donc : comment atteindre ce qui nous échappe, comment agir sur la partie la plus inconsciente de notre être ?</p>
<p>La réponse n&rsquo;est pas, à ce qu&rsquo;il semble, dans la surenchère de logique ou de contrôle.<br />
Sans doute serait-il plus pragmatique d&rsquo;aborder notre inconscient comme nous aborderions une autre culture en ethnologie : en rentrant dans son fonctionnement, dans &laquo;&nbsp;sa&nbsp;&raquo; logique, sans jugement aucun, en l&rsquo;explorant de l&rsquo;intérieur, à partir de ses mécanismes et de ses fonctionnements.</p>
<p>Peut-être qu&rsquo;alors nous pourrions comprendre d&rsquo;une autre façon les &laquo;&nbsp;sorciers&nbsp;&raquo; et autres mystiques des traditions anciennes.<br />
Peut-être que leur pratique n&rsquo;était pas &#8211; contrairement à ce qui est souvent énoncé &#8211; un simple amalgame de superstitions naïves et archaïques, mais au contraire, une tentative de compréhension et de représentation de notre monde inconscient, et surtout une façon d&rsquo;entrer en contact avec lui.<br />
Peut-être qu&rsquo;alors, rituels et autres mises en scène, peuvent apparaître comme d&rsquo;habiles moyens de communication avec la partie la plus profonde, la plus inconsciente de notre être.<br />
Il semble même que les progrès dans la compréhension de nos mécanismes cérébraux et de nos comportements pourraient nous aider à adapter ces intuitions ancestrales à notre société moderne, et même, soyons ambitieux, à les améliorer.</p>
<h2>Enfance, raison, blocage : le contexte qui oblige l&rsquo;hypnose&#8230;.</h2>
<p>Dans ses premières années un enfant est une véritable machine à apprendre. Il est naturellement curieux et réceptif. Cette première forme d’éducation ne passe pas par le filtre de la conscience, par les pensées ou encore l’analyse : un enfant absorbe sans se poser de questions.<br />
De façon intuitive, il passe par l&rsquo;imitation pour apprendre, et évoluer, et donc par le corps et le ressenti, plus que par la raison : c’est en reproduisant des gestes, des mimiques, que nous avons appris par exemple à nous servir de notre corps et en imitant des sons que nous avons commencé à apprendre notre langue maternelle.<br />
A ce stade, une enfant est flexible : il apprend et désapprend, crée de nouveaux comportements et en abandonne d’autres chaque jour. Il n’a pas d’à priori et, pour lui, le concept d’échec n’existe pas : un enfant tombe et se relève sans se poser de question… surtout si il y a quelque chose d’intéressant à attraper devant lui !</p>
<p>Puis, arrivent la pensée, la logique et la raison. C’est un autre mode de fonctionnement qui commence alors se développer. Un mode fortement privilégié et encouragé : nous sommes dans une culture qui dope notre développement conscient, tout en laissant de côté ou même en dénigrant notre fonctionnement inconscient.<br />
Pire encore, nous apprenons le plus souvent à nous méfier de nos émotions, à les considérer comme étant dangereuses : il est de bon ton pour un honnête homme de les refouler, de les ignorer.</p>
<p>Malheureusement, cette frontière qui s&rsquo;installe entre nos fonctionnements conscients et nos fonctionnements inconscients est à l&rsquo;origine d&rsquo;un véritable cercle vicieux :<br />
Quand une émotion &laquo;&nbsp;négative&nbsp;&raquo; se présente, ou bien qu&rsquo;un comportement n&rsquo;est pas/ n’est plus adapté, la conscience cherche à le maîtriser et à répondre avec la pensée logique. Cette réponse sera souvent partielle ou inadaptée, créant de la frustration, de l&rsquo;impuissance et, au final, une situation qui contraint à la remise en cause&#8230; ou au blocage !</p>
<p>Prenons un exemple : combien de personnes tentent de répondre à une compulsion alimentaire par un régime ? C&rsquo;est une réponse consciente, en apparence logique au problème qui se pose. La conscience évolue dans un monde qui se veut rationnel, où le poids est une question de calories. Elle cherche des liens de cause à effet qu&rsquo;elle peut identifier et quantifier.<br />
Mais, le résultat est prévisible : ceci ne fait bien souvent qu&rsquo;aggraver le problème. Les régimes &laquo;&nbsp;yoyo&nbsp;&raquo; finissent par dérégler le corps, par l&rsquo;affaiblir, tandis qu&rsquo;à chaque tentative, le poids augmente encore et encore comme pour signifier à la conscience qu&rsquo;elle se trompe de voie.</p>
<p>Pire encore : plus une personne investi en temps, en argent, et en énergie dans cette logique, plus il lui est difficile de la remettre en cause ou de l&rsquo;abandonner ! Ce serait avouer que la logique ne suffit pas, et que tous ces efforts ont été inutiles et vain, et surtout ce serait se confronter à l&rsquo;inconnu, à cette partie inconsciente qui contrôle réellement les réactions, les envies et les émotions&#8230; ce qui peut être effrayant, on peut le concevoir, pour une personne qui s&rsquo;est coupée de cela.<br />
Se construit alors une résistance au changement&#8230; C&rsquo;est le fameux &laquo;&nbsp;je veux changer mais ne touchez à rien !&nbsp;&raquo; bien connu des professionnels de l&rsquo;accompagnement. La conscience se crée un bastion inaccessible et se coupe plus encore de ce qui vient de l&rsquo;inconscient&#8230; elle ne rêve plus, elle survit.</p>
<h2>Quand il faut faire appel aux mystères&#8230;</h2>
<p>Il faut donc franchir les obstacles, lever les résistances, créer un pont vers l&rsquo;inconscient, qui seul est capable de générer un changement complet, acceptable et durable&#8230;<br />
Comment ? Par la sorcellerie bien-sûr ! Sorcellerie… dans le sens d&rsquo;un système organisé d&rsquo;outils permettant de fissurer la vision consciente du monde et d&rsquo;ouvrir d&rsquo;une certaine façon la porte vers l&rsquo;inconscient.<br />
Et c&rsquo;est sans doute le même constat qui a mené, dans de nombreuses traditions, la création de systèmes destinées à altérer l&rsquo;état de conscience, et dont l&rsquo;hypnose n&rsquo;est que la variante moderne et occidentale.</p>
<p>En voici les grands principes :</p>
<h3>1 : Le prétexte</h3>
<p>Il faut se souvenir que l&rsquo;hypnotiseur est avant tout un prétexte : il n&rsquo;est pas &laquo;&nbsp;normal&nbsp;&raquo; de changer facilement dans notre monde, aussi, il faut une occasion particulière, un contexte unique, une excuse pour lâcher prise et justifier envers soi &#8211; mais aussi envers le monde extérieur, ses proches, ses amis&#8230; &#8211; un changement de comportement, d&rsquo;identité.<br />
L&rsquo;hypnotiseur incarne cette excuse, comme l&rsquo;ont fait ou le font toujours, le sorcier, le shaman, où même le philosophe et le psychanalyste.<br />
Dans cette perspective, l&rsquo;hypnotiseur incarne le changement : il offre une occasion de perte de contrôle.</p>
<h3>2 : Le contexte</h3>
<p>Dans de nombreuses traditions, la métaphore d&rsquo;un « second monde » est donnée, le monde du rêve, la seconde intention, le monde des esprits&#8230; les métaphores sont nombreuses pour le décrire et chaque tradition a la sienne. Il s&rsquo;agit à chaque fois d&rsquo;inventer un lieu, un contexte dans lequel la logique n&rsquo;existe plus et où le rêve est permis. Un monde symbolique où règnent l&rsquo;association d&rsquo;idée, la métaphore, et la prise de conscience.<br />
C&rsquo;est le monde du rêve : un endroit qui invite celui qui y pénètre à lâcher-prise car il ne peut que constater son incapacité à maîtriser et à comprendre ses rouages&#8230; il ne peut que sentir, ressentir, découvrir et être dans la curiosité.<br />
Un monde où l&rsquo;imaginaire est roi et dans lequel une personne se reconnecte, enfin, à la logique de l&rsquo;enfance.<br />
L&rsquo;hypnose s&rsquo;inscrit dans cette tradition : la métaphore de l&rsquo;inconscient est son socle créatif : on amène le sujet hypnotisé à pénétrer dans cet « autre lui-même », se lieu où tout se crée, cette partie cachée de nous, capable de nous comprendre, de nous connaitre, de nous changer&#8230;. L&rsquo;idée est même séduisante pour notre logique : ce qui nous dépasse se trouve dans l&rsquo;inconscient, et cette partie inconsciente de nous contrôle nos mécanismes&#8230; c&rsquo;est donc en allant vers elle que les solutions peuvent apparaître !</p>
<h3>3 : Raconter une histoire&#8230;</h3>
<p>Le contexte est posé&#8230;encore faut-il pouvoir entrer dans ce 2e monde ! C&rsquo;est ici que se développent nos « artifices », notre mise en scène. Car une personne qui est dans ses résistances ne va pas y rentrer facilement, même si elle le désire. Elle a besoin de confiance et a souvent des peurs à dépasser pour ouvrir la porte à cet part inconnue d&rsquo;elle-même. La forcer ne servirait à rien et serait même dangereux : l&rsquo;hypnose de spectacle peut se le permettre car elle se présente comme un divertissement&#8230; quand il s&rsquo;agit d&rsquo;accompagnement, il convient d&rsquo;être prudent et précis, progressif.</p>
<p>Le sorcier a cet avantage qu’il est lui-même perçu comment étant entre ces deux mondes, comme pour nous y inviter&#8230; et pour cela, il nous raconte une histoire&#8230;<br />
Il va mettre en scène son interaction avec celui qu&rsquo;il guide. Il doit pour cela aller le chercher dans son monde et ensuite, méthodiquement, il va commencer à fissurer sa vision habituelle.<br />
Il part donc de ce qu&rsquo;il observe, du présent, pour bousculer ensuite les repères.<br />
C&rsquo;est ici l&rsquo;outil bien connu des hypnologues : &laquo;&nbsp;pacing &#8211; leading&nbsp;&raquo;.<br />
C&rsquo;est l&rsquo;emploi de la ratification, de la reformulation, du questionnement&#8230;<br />
C&rsquo;est <a title="Wikipedia - Socrate" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Socrate">Socrate</a> qui feint d’être en accord avec son interlocuteur pour, de l&rsquo;intérieur, poser une question qui fera l&rsquo;effet d&rsquo;une véritable « bombe mentale ».<br />
C&rsquo;est <a title="Wikipedia Richard Bandler" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Bandler">Richard Bandler</a> qui &laquo;&nbsp;devient&nbsp;&raquo; son interlocuteur par la synchronisation pour le &laquo;&nbsp;ferrer&nbsp;&raquo; et l&rsquo;entrainer ensuite dans un mécanisme de recadrage.<br />
C&rsquo;est le sorcier de <a title="Wikipedia Carlos Castaneda" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlos_Castaneda" target="_blank">Castaneda </a>qui joue l&rsquo;homme ordinaire et rassurant pour ensuite changer de personnalité et devenir imprévisible&#8230;</p>
<h3>4 Mise en scène et rituel.</h3>
<p>L&rsquo;hypnose devient alors un art de la communication. Nous sommes ici proche de l’art du conteur ou même de celui du poète : le sorcier raconte ses histoires autour d&rsquo;un feu, la nuit &#8211; période qui déjà invite à baisser la garde, à entrer dans une vision onirique. Il utilise pour cela un rituel, qui joue un rôle de déclencheur. Ce rituel peut-être symbolique, mais il donne un message fort : quelque chose commence ! Le contexte est posé !<br />
Rituel et histoire introduisent aussi la notion de progression, mais dont la nature échappe souvent à celui qui y assiste : il devient alors troublant de savoir qu&rsquo;il y a une logique, mais qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas compréhensible. La curiosité est une tendance forte, elle se mue en impatience quand elle est stimulée fortement, et tout cela est au service du sorcier : le désir, la curiosité et l&rsquo;impatience permettent de dépasser les résistances formées par les différentes peurs. Tout cela nous ramène encore une fois vers les mécanismes de l&rsquo;enfance !</p>
<p>La personne hypnotisé sait que le &laquo;&nbsp;rituel&nbsp;&raquo; commence quand elle s&rsquo;assoit devant l&rsquo;hypnologue, elle sait &#8211; imagine &#8211; que ce rituel passe à une étape cruciale quand on lui demande de fermer les yeux, ou encore quand elle sent que certaines suggestions commencent à modifier quelque chose en elle. Elle ne peut s&rsquo;empêcher d&rsquo;aller plus loin quand l&rsquo;hypnotiseur / metteur en scène fait monter son envie ou sa frustration&#8230; elle rentre alors complétement dans l&rsquo;état d&rsquo;hypnose, de rêve : dans le rituel.</p>
<h3>5 Un monde de croyance et de manipulation&#8230;</h3>
<p>Le sorcier doit maintenir un certain niveau d&rsquo;inconfort, d&rsquo;instabilité pour éviter que la conscience ne reprenne ses droits trop vite et viennent freiner le processus de changement. Il existe de nombreuses façons d&rsquo;y parvenir, mais souvent, cela passe par une capacité pour le sorcier à être imprévisible, inattendu.<br />
Il déstabilise, remet en cause, use de la confusion, d&rsquo;un langage métaphorique, il sature la conscience&#8230; ce sont tous les outils que nous connaissons bien en hypnose et qui forment la base de notre pratique. Ils ont souvent été perçus comme des outils de manipulation &#8211; avec cette connotation moderne peu flatteuse, souvenons-nous de la discrimination des sophistes&#8230; par Socrate lui-même -<br />
Pourtant, cette &laquo;&nbsp;manipulation&nbsp;&raquo; est obligatoire pour contrer une autre manipulation : celle du mental, qui fige, qui retient&#8230; elle est en fait bien plus une dé-manipulation visant à amener une personne à retrouver une capacité de remise en cause, un esprit critique quant à elle-même !</p>
<p>Le but de tout ce &laquo;&nbsp;jeu&nbsp;&raquo; est, simplement, d&rsquo;aider une personne à considérer que ses croyances conscientes ne sont que des croyances, des possibilités, et qu&rsquo;en les dépassants, elle va pouvoir, si elle le souhaite, en choisir d&rsquo;autres, plus adaptées et surtout plus intéressantes.</p>
<h3>6 Retourner la question</h3>
<p>Bien souvent, le sorcier ne donne pas de réponses, il n&rsquo;a pas à en donner : on attend de lui qu&rsquo;il pose les bonnes questions, qu&rsquo;il crée le contexte idéal, mais pas qu&rsquo;il dirige ou qu&rsquo;il prenne le pouvoir : il n&rsquo;est qu&rsquo;une porte, et jamais un donneur de leçon où un gourou.<br />
Quand on pose une question au sorcier, il répond par une autre question&#8230; jamais de réponses, juste d&rsquo;autres questions ! Bien entendu, cela peut sembler frustrant, et souvent les « sages » sont caricaturés sur cette façon de procéder… pourtant c’est une question d’éthique avant tout : donner une réponse limite, poser une question favorise la prise de conscience !</p>
<h3>7 Le dénouement</h3>
<p>Toute histoire a une fin, et le sorcier, même si il ne délivre pas de conseils ou de réponse, se doit de favoriser l’atteinte de l’objectif, du changement désiré par son interlocuteur. Il dispose pour cela de plusieurs outils, dont le principal est ce qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui nous appellerions le &laquo;&nbsp;story-telling&nbsp;&raquo;.<br />
Les récits proposés par le sorcier vont transformer celui qu&rsquo;il guide en héros de sa propre histoire. Il doit l&rsquo;aider à trouver ses ressources, à se poser les bonnes questions, il incite son inconscient à créer de nouvelles possibilités. Ce sont les protocoles de l&rsquo;hypnotiseur, qui ne sont, en fin de compte que des trames d&rsquo;histoires favorisant une montée dramatique dont le point d&rsquo;orgue est le changement.</p>
<p>Souvent, il y a alors amnésie, au moins partielle : la conscience ne veut pas toujours se souvenir de tout ce qu&rsquo;elle a traversé pour atteindre son but. Tout comme elle oublie volontiers certains rêves au réveil, elle laissera l&rsquo;expérience se &laquo;&nbsp;dissoudre&nbsp;&raquo; pour n&rsquo;en garder que quelques bribes. Parfois même, le changement semble si naturel que certains oublient qu&rsquo;il a pu en être autrement un jour&#8230; Le sorcier / hypnologue se retire alors, en toute discrétion, et disparait. Il n&rsquo;aura été qu&rsquo;une ombre traversant avec discrétion et humilité la vie de son interlocuteur&#8230;</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, le sorcier est donc devenu hypnologue, ou &laquo;&nbsp;mieux&nbsp;&raquo; encore, psychothérapeute, coach, manager&#8230;<br />
Il tisse ses histoires à partir du monde dans lequel il vit, monde qui lui apporte un nouveau socle pour créer du récit : sciences sociales, psychologie, cybernétique, neurosciences&#8230;<br />
Ces &laquo;&nbsp;nouvelles&nbsp;&raquo; disciplines lui offrent des possibilités inespérées : il a pour la première fois une explication logique et scientifique à ses rituels, à ses intuitions. Il peut mieux que jamais les analyser, et même les affiner !</p>
<p>En fait, il n&rsquo;a sans doute jamais eu autant de possibilité pour exercer son art&#8230;<br />
Maitriser ces outils, devenir un hypnologue accompli est sans doute un des plus beaux défis qui puisse être aujourd&rsquo;hui.</p>
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